Cet été les pommes sont rouges

Le 7 octobre 2015

Quand Laurent Gerra raconte… C’est la guerre de son grand-père Georges, qui l’éduqua à l’histoire, la politique…et au spectacle.

Laurent Gerra a découvert l’histoire grâce aux récits de guerre que lui en fit son grand-père, jeune conscrit en 39. Après-guerre, celui-ci éprouva le besoin de raconter cette traversée de la guerre vue par un simple soldat. Un « carnet de guerre » que nous présente aujourd’hui l’humoriste : on y retrouve le même humour (avatar familial ?), le même esprit caustique qui font la gloire de son petit-fils aujourd’hui. Car ce Français-là est comme les autres, déboussolé devant l’impréparation, et la débâcle de son pays à l’automne 40, essuyant les tirs en piqués des stukas et fuyant la déferlante des panzers allemands. Brave guerrier sans front ni victoire…

Georges raconte en mots brefs l’emprisonnement en Allemagne qui s’ensuivit, l’évasion rocambolesque pour ces hommes qui n’avaient jamais quitté leur pays. Enfin la Résistance où il se jette à bras-le-corps…
L’humoriste raconte ici son « éducation » à l’histoire et à la politique qu’il reçut de ce
« drôle » de grand-père qui l’a tant marqué : pas étonnant si aujourd’hui dans ses sketches un Pétain gâteux vient souffler quelque idée à Le Pen en mal d’inspiration. Car l’histoire est toujours militante chez les Gerra qui se font une belle idée de la France et n’aiment pas qu’on la déshonore…

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